11
«era sienpre, quando me
faltava libro, que era luego disbaratada el
alma»
(Vida, ch. IV; E. I,
29ª).
12
«es bueno vn libro para
presto recojerse»
(Vida, ch. IX; E. I, 40b). - Dans sa lettre
à Pierre d'Alcántara, elle lui dit qu'elle a toujours
beaucoup aimé la lecture (Relac. I; E. I,
46ª), et dans un passage du Chemin de perfection elle
déclare à ses religieuses que pendant quatorze ans
elle n'a pu méditer sans lire (Camino, ch.
XXVI; E. I, 339ª).
13
«artos años estuve
yo que leya muchas cosas y no entendia nada de
ellas»
(Vida, ch. XII;
E. I, 47b).
14
«e lastima a los que
comiençan con solos libros, que es cosa estraña quan
diferentemente se entiende de lo que despues de espirimentado se
ve»
(Vida, ch. XIII; E.
I, 49b).
15
«como todos los libros
que leya que tratan de oraçion me pareçia los
entendia todos y que ya me avia dado aquello el señor que no
los avia menester, y ansi no los leya sino vidas de
santos»
(Vida, ch. XXX;
E. I, 93ª).
16
«con tantos libros parece
se nos pierde la devocion»
(Camino, ch. XXXIV; E. I, 345ª).
17
«quando se
quitaron muchos libros de rromançe que no se leyesen, yo
senti mucho, porque algunos me dava rrecreaçion leerlos, y
yo no podia ya por dejarlos en latin»
(Vida,
ch. XXVI; E. I, 81ª).- D. V. de
La Fuente, dans l'édition phototypique de la Vida (1873), dit tout à
fait à tort que Thérèse vise ici l'Index de
1565. D'abord il n'existe pas d'Index de l'année 1565; celui
auquel a pensé La Fuente est l'Index romain de 1564, dit de
Trente, qui ne contient naturellement pas de livres en langue
vulgaire espagnole. Au reste ce que Thérèse raconte
au chapitre XXVI de la Vida s'est passé avant l'arrivée de
Pierre d'Alcàntara à Avila, c'est-à-dire avant
1560. Il est évident et incontestable que la condamnation de
«muchos libros de
rromançe»
dont parle
Thérèse s'applique à l'Index espagnol de
1559.
18
Dans une lettre
à l'archevêque Carranza, Louis de Grenade, parlant du
travail de revision de ses écrits que lui impose l'index de
Valdés, s'exprime en ces termes: «Y con todo esto
habrá un pedazo de trabajo, por estar el Arzobispo tan
contrario á cosas (como él llama) de
contemplación para mujeres de
carpinteros»
. Le P. Cuervo a montré que
cette lettre non datée fut écrite entre le 17 et le
22 août 1559 (Obras de Fr. Luis de
Granada, t. XIV, p. 44r).
19
Je le donne, non d'après La Fuente, qui suit le texte d'une édition de 1678, à l'usage du couvent de la Imagen d'Alcalá de Henares, mais d'après l'édition officielle de Madrid, Por Pedro Madrigal, 1588, qui reproduit les Constitutions promulguées au chapitre en 1581 et confirmées par le nonce du pape en 1588. On sait que les éditions de 1581 (Salamanque) et de 1588 (Madrid) ont été intentionnellement détruites par les pères déchaussés. Nos carmélites françaises du premier monastère de Paris possèdent le seul exemplaire aujourd'hui connu de l'édition de 1588, dont elles ont fait exécuter un fac-similé héliographique: je me sers de ce fac-similé qu'elles ont eu la bonté de me prêter.
20
Dans
l'édition d'Alcalá 1678, réimprimée par
La Fuente (E. I, 274ª), l'article est ainsi conçu:
«Tengan cuenta
especialmente la Madre Priora con que haya buenos libros
Cartujanos, Flos Sanctorum, Contentus mundi, oratorio de Religiosos, Fray Luis de Granada,
ó fray Pedro de Alcántara,
porque,»
etc. La Fuente aurait dû mettre une
ponctuation avant Cartujanos qui commence
l'énumération, et s'apercevoir que oratorio de Religiosos
désigne un ouvrage de Guevara.